Un site en bon état attire-t-il des visites de Google ?
Pas forcément. Sur 200 sites de commerces genevois en bon état, 76 (38 %) n'ont aucune visite estimée depuis Google, et la médiane est de 2 visites par mois.
Un site est « en bon état » dans notre étude des commerces genevois quand il répond, s'affiche sans erreur, en connexion sécurisée, sur téléphone, et a été mis à jour depuis moins de cinq ans. C'est nécessaire, pas suffisant : 69 de ces 200 sites (34,5 %) dépassent 10 visites estimées par mois, et 30 (15 %) en dépassent 50.
Que coûte un site faible ?
Presque toute sa visibilité : 69 sites faibles sur 99 (70 %) n'ont aucune visite estimée, et la médiane est nulle.
Un site faible ne répond plus, affiche une erreur ou une alerte de sécurité, est en construction, n'est pas adapté au téléphone ou n'a pas été mis à jour depuis cinq ans. Seuls 14 sur 99 (14 %) dépassent 10 visites estimées par mois, et 41 (41 %) ne sont classés sur aucun mot-clé.
Pourquoi la plupart restent-ils loin dans les résultats ?
Parce qu'être classé ne veut pas dire être vu : un site en bon état est classé sur 19 mots-clés en médiane, mais 105 sur 200 (52,5 %) n'en ont aucun dans les cinq premiers résultats.
Chez les sites faibles, 76 sur 99 (77 %) n'ont aucun mot-clé dans les cinq premiers. Un site qui ne dit pas clairement son métier et sa commune, et qui n'est pas relié à une fiche Google à jour, reste classé sur des recherches où personne ne le voit.
Les gens cherchent-ils vraiment un commerce de leur quartier sur Google ?
Oui. Sur 800 combinaisons « métier + lieu genevois » testées, 84 ont un volume de recherche mesuré en Suisse chaque mois.
Par exemple : « restaurant genève », 1 500 recherches par mois ; « massage geneve », 920 ; « pizzeria carouge », 590 ; « ostéopathe carouge », 590 ; « coiffeur geneve », 290. Les autres combinaisons sont trop rares pour la base suisse de l'outil, ce qui ne veut pas dire que personne ne les cherche. La demande existe ; la plupart des sites n'en captent qu'une faible part.
Le tableau complet
Visibilité Google estimée par SE Ranking pour la Suisse, relevé du 23 octobre 2026, par état du site.
| Indicateur | Sites en bon état (200) | Sites faibles (99) |
|---|---|---|
| Visites par mois, médiane | 2 | 0 |
| Visites par mois, 1er et 3e quartiles | 0 à 18 | 0 à 2 |
| Aucune visite estimée | 38,0 % (76) | 69,7 % (69) |
| 1 à 9 visites par mois | 27,5 % (55) | 16,2 % (16) |
| 10 visites par mois ou plus | 34,5 % (69) | 14,1 % (14) |
| dont 50 ou plus | 15,0 % (30) | 4,0 % (4) |
| Mots-clés classés, médiane | 19 | 2 |
| Aucun mot-clé classé | 7,0 % (14) | 41,4 % (41) |
| Aucun mot-clé dans les 5 premiers | 52,5 % (105) | 76,8 % (76) |
Tirage au sort de 200 sites en bon état et 100 sites faibles ; une lecture a échoué. Les deux groupes sont présentés séparément : le tirage ne respecte pas leur proportion dans le canton, une moyenne des deux serait trompeuse.
Quatre actions pour être trouvé à Genève
Ce qui accompagne la visibilité dans nos données et dans les règles publiées par Google tient en quatre actions.
- Tenez votre fiche Google à jour : horaires, téléphone, catégorie, lien vers le site. Sur une recherche locale, la carte s'affiche avant les résultats classiques (notre guide de la fiche Google).
- Dites votre métier et votre commune, en toutes lettres, sur votre site : une page par prestation importante vaut mieux qu'une seule page d'accueil qui parle de tout.
- Demandez des avis à vos clients, régulièrement : Google indique en tenir compte dans le classement local (aide Google).
- Gardez un site en bon état : connexion sécurisée, lisible sur téléphone, informations à jour. Sept sites faibles sur dix n'ont aucune visite estimée.
Questions fréquentes
Mon site existe mais Google ne le montre pas, pourquoi ? Souvent parce qu'il ne dit pas clairement ce que vous faites et où, ou qu'il n'est pas relié à votre fiche Google. Google ne peut pas l'associer aux recherches de votre quartier.
Faut-il payer de la publicité Google pour être vu ? Pas pour commencer. Une fiche Google complète, des avis et un site qui nomme votre métier et votre commune sont gratuits et durables ; la publicité s'arrête quand on arrête de payer.
Quelle différence entre ma fiche Google et mon site ? La fiche donne le contact immédiat : appel, itinéraire, horaires. Le site détaille la carte, les prestations et les prix, et donne à Google de quoi comprendre votre activité.
Combien de visites un commerce peut-il attendre ? Dans notre échantillon, un site en bon état sur trois dépasse 10 visites estimées par mois depuis Google, et un sur sept en dépasse 50. Ces chiffres ne comptent ni les appels ni les itinéraires lancés depuis la carte.
Comment savoir si mon site est « faible » ? Ouvrez-le sur votre téléphone : alerte de sécurité, texte illisible sans zoomer, page d'erreur, horaires ou prix périmés ? Ce sont les critères de notre étude.
Méthode et limites
- Population : les commerces et services indépendants à vitrine de l'étude des commerces genevois (7 751 établissements, relevé du 26 septembre 2026 corrigé le 2 octobre) dont le site a son propre domaine en .ch, chaînes exclues : 2 796 sites en bon état et 798 sites faibles.
- Tirage : 200 sites en bon état et 100 sites faibles tirés au sort (graine 23) ; 299 lectures exploitables.
- Visibilité : base suisse de SE Ranking, interrogée le 23 octobre 2026 : mots-clés classés, positions, trafic mensuel estimé depuis les résultats naturels de Google.
- Recherches locales : volumes mensuels en Suisse de 800 combinaisons « métier + lieu » (50 métiers, 16 lieux genevois), même outil, même date.
- Limites : estimations sur une base suisse incomplète ; carte Google Maps, appels et itinéraires non mesurés ; sites sur un domaine étranger ou partagé non tirés.
- Déclaration d'intérêt : TAO Labs vend des sites internet aux commerces genevois (59 ou 99 CHF par mois, sans frais de création). Aucun commerce n'est nommé.
